Strange Factory : Vince et Stéph
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Vince et Steph : (certains liens peuvent ne pas marcher sous IE)
Je n'avais jamais imaginé que maquettes et figurines puissent sortir directement des mains d'artistes (oui, je suis plutôt temps modernes
et grosses machines) avant de faire un détour par le blog Strange Factory étrange usine in french ! ... J'ai découvert deux grands artistes dont les travaux sont bluffants de réalisme et de minutie ! Vince et Steph, ce sont deux mordus de science fiction (sf pour les intimes), et de fantastique... Ils ne se connaissaient pas encore, qu'ils partageaient déjà la même attirance pour les mêmes revues et bouquins au même âge (ça crée des liens hein !)... Par la suite, bien avant de se rencontrer, ils connaissent les travaux de chacun par l'intermédiaire du magazine "mad movies"mensuel (bimestriel l'été) magazine de cinéma français, spécialisé à son origine dans le cinéma fantastique, spécialisé maintenant dans le cinéma de genre, qui a été créé en 1972 par Jean-Pierre Putters qui avait publié leurs travaux et lettres et dont ils sont d'assidus lecteurs. La rencontre aura lieu en 1996, lors d'une expo où ils partagent le même stand. Elle permettra à Vince de trouver auprès de Steph, dont il admire le talent, motivation et conseils pour continuer les maquettes... (oui, ce cher Vince manque cruellement de confiance en lui je trouve ! ndlr) Merci à Vince pour ses photos et ses commentaires nous dévoilant les différentes étapes de création :
I - Le zombie
1) trouver un volontaire assez patient pour subir un moulage à l' alginatepoudre à mouler alimentaire, tirée d'une algue. Sert aussi d'épaississant pour les flans, gateaux...Tu en manges tout les jours sans le savoir). De grands sculpteurs, des modeleurs et des mouleurs utilisent également de l'alginate pour réaliser leurs oeuvres... dont certains personnages de cire du musée Grévin qui ont été tirés d'après des moules d'alginate faits sur modèles vivants.
2) Renfort du moule avec de la bande plâtrée.
3) après tirage en plâtre du moule, on modèle sur le positif la nouvelle apparence de la "victime", de préférence avec de la plastilinePâte à modeler thermo sensible. Placée au froid (2°C), la Plastiline durcit et devient dure comme de la pierre. A 70°C, la Plastiline fond et devient liquide. A température ambiante, la Plastiline est modelable
4)On moule de nouveau le visage modifié (en prenant bien soin d'isoler les parties non couvertes de plastiline avec de la vaseline, afin d'éviter les accrochages lors du démoulage.)
II - Thade. La planéte des singes. Tim burton
1) Sur une structure en mousse, Stéph commence à modeler le visage, en super sculpey pâte à modeler polymère se cuisant au four. Elle a été conçue pour tous les professionnels de la sculpture et du modelage
4)On moule de nouveau le visage modifié (en prenant bien soin d'isoler les parties non couvertes de plastiline avec de la vaseline, afin d'éviter les accrochages lors du démoulage.)
5) Du nouveau moule, on coule du latex liquide (les pros et les personnes plus expérimentées utilisent la mousse de latex, ou la mousse polyhuréthane. Ces mousses permettent une parfaite unité avec le visage, et repondent à toutes les sollicitations des muscle du visage. Mais c'est fort onéreux. le latex tel que nous s'utiliserons laisse un vide entre la peau et le masque, annihilant toute possibilité d'expression faciale subtile.), en fine couche, afin que lors de la pose, les bords soit les plus discrets possibles.
6)La pose proprement dite : Le masque est fixé grace à des colles spéciales, antiallergiques et non irritantes.
7)La phase peinture : même si le latex est précoloré suivant la teinte finale désirée, plusieurs couches de peintures et de fard sont nécessaires pour donner vie à...un cadavre !
8) Résultat final! Nous préparons à temps perdu un nouveau maquillage de zombie, le plus gerbique possible! A venir...II - Thade. La planéte des singes. Tim burton
1) Sur une structure en mousse, Stéph commence à modeler le visage, en super sculpey pâte à modeler polymère se cuisant au four. Elle a été conçue pour tous les professionnels de la sculpture et du modelage
2) On cuit le visage, puis on modèle sur celui ci les poils. A noter que ce n'est pas LA méthode, mais une méthode, parmi d'autres ! Chaque figuriniste aura sa technique. On peut dire que c'est le modèle qui impose la technique.
3) On commence a modeler l'armure du personnage, en plaçant les ornements "à blanc", pour juger du rendu final.
4) après tirage du premier moule (en silicone de moulage ou élastomèreEn cherchant à combiner les propriétés de composés de carbone (les plastiques) avec celles de composés de silicium (les verres), un chercheur de Corning (USA), J.F. Hyde inventa les silicones en 1938. La société Dow Corning fut fondée en 1943 pour exploiter cette invention qui a débouché sur un grand nombre de résines, de vernis, d'élastomères et d'autre utilisation humaine etc. ), on retravaille la pièce, pour la remouler, afin de tirer en série le personnage, en résine de moulage. A noter que cette pièce est creuse, et par économie (la résine étant une matière fort onéreuse), la pièce sera remplie de plâtre : Les collectionneurs aiment lorsque les pièces sont lourdes ! Ici une piéce finie, et une autre en cours...
5) Gros planIII - oeuf d'alien, à l' échelle 1 (grandeur nature). 80 cm
La structure est en polystyrène. Il est sculpté dans la masse, puis recouvert de pâte à papier mélangée à de la colle à tapisserie (économique, et le rendu final correspond à s'y tromper à celui du film). Le sommet, par contre, les lèvres (car il s'agit d'un sexe féminin en croix! La tète de l' alien étant...oui oui, un énorme phallus ! Giger est très porté sur le sexe), sont enduites de résine polyester, appliquée au pinceau, en plusieurs couches. On obtient ainsi une texture lisse et brillante, simulant l'humidité d'une muqueuse. De plus la résine renforce cette partie fine et fragile, la rendant incassable. Utile en cas de transport.
Puis les lèvres sont recouvertes de latex liquide, que l'on laisse sécher. Du bout des doigts on roule cette pellicule, créant ainsi une desquamation bien dégueulasse. Et pour finir, on coule au centre des lèvres de la résine époxy, qui, plus longue à polymériser, en coulera, avant de se figer, telle de la cyprine éternellement humide. et bien sur on termine par la peinture, à l'aérographe, pour éviter toute trace de pinceau. Heu..je suis conscient de la tendance "cul" de mes explications, mais ce thème ne peut être abordé autrement. C'est ce qui fait la force évocatrice de ce classique du fantastique, qui parle en direct au mammifère que nous sommes, et que nous tentons de masquer sous de futiles apparats. L'alien est un rêve freudien sur deux jambes (pattes?), que le cerveau fou de Hans R Giger a fait jaillir dans notre univers aseptisé....
IV - la vénitienne
IV - la vénitienne
1) Pour cette figurine, stéph est parti d'un tirage du buste de sa précédente création
(la pirate
dont vous pouvez retrouver les courbes en cliquant sur le lien strange factory en bas de cet article) les proportions étant les mêmes. Il a érigé la robe, en plastiline, autour d'un squelette.
(la pirate
dont vous pouvez retrouver les courbes en cliquant sur le lien strange factory en bas de cet article) les proportions étant les mêmes. Il a érigé la robe, en plastiline, autour d'un squelette.2) Rajout des bras et mise en place de la base pour la coiffe.
3) rien a rajouter.
4) De dos.
5) Gros plan des mains.
6) Modification du visage et modelage de la coiffe.
7) Rien à dire.
8) Etape primordiale de la pose des détails.
9) Détails des mains.
10) Des arguments qui closent toute conversation.
11) Résultat final aprés peintureRetrouvez les travaux (d'hercule) de Steph et Vince sur :











Commentaires
klaatu le 26/10/2007 à 19:44:16yeah!! Génial!! Et les infos bulles fonctionnent!! Tu es définitivement la meilleure! Grooos bisous chére Vie!