Chapitre Douzième
TofAlors qu'il rentrait dans la chambre, sa conscience le taraudant, il décida de faire demi-tour. Il regarda avec insistance la chambre de Lady Sissi, ne sachant encore que faire. Il décida de revenir vers sa chambre, mit sur le dos une robe de chambre imprimée et descendit à l'office. Là, la cuisinière terminait le ménage de son piano en discutant avec le majordome et une jolie petite femme de chambre. Ils le saluèrent par une petite courbette , mais il leur dit que ce n'était pas la peine. La cuisinière continuait de discuter, parlant de son dernier fils parti à la ville faire des études de médecine. Alors que Cricri allait faire demi tour après avoir bu un verre de vin, injustement confisqué par Lady Sissi afin de le garder entier pour la saillie promise, il entendit la femme de ménage dire :
- Jeannette, Jim, ok pour un poker ? Deux brouzoufs la cave ?
Jeannette, la cuisinière dit qu'elle était d'accord, que demain elle était de repos. Jim, le majordome était d'accord, dans la mesure où sa femme était à ses cours de théâtre qui duraient tard dans la nuit. Lord Cricri arrêta sa marche vers sa chambre et demanda s'il pouvait intégrer la partie. Les domestiques, surpris, ne voyaient tout de même aucun inconvénient mais recommandèrent à Lord Cricri de ne pas en parler à Madame Mère qui ne supportait pas les jeux d'argent. Il s'installa à la table en pin massif posée au milieu de la cuisine. Jim, alla chercher une bouteille de whisky vieux de 25 ans, de sa collection personnelle. La petite femme de ménage, Esther, alla chercher les cartes et les jetons. Ils commencèrent alors leur partie. Après deux heures, Lord Cricri jouant de malchance avait perdu deux caves. Les domestiques, trop contents d'avoir trouvé un pigeon, compliquèrent le jeu. Ils demandèrent si cela posait un problème de jouer au strip poker. Lord Cricri, sachant que sa chance allait tourner, répondit que cela ne lui en posait aucun. Une heure plus tard, il revenait vers sa chambre habillé uniquement de son caleçon long de nuit. Excité par ses trois heures de jeu peu rentables, il décida d'aller retrouver Lady Sissi, un désir commençant à se faire sentir au niveau du pubis. Avec deux femmes à sa disposition, il n'allait quand même pas prendre rendez-vous avec ses phalanges. Son poignet venait juste de reprendre forme humaine de trop de plaisir solitaire. Il entra dans la chambre de la belle, déjà endormie. La chambre sentait la crème de nuit ainsi qu'une douce odeur d'eau de Cologne. Ces vapeurs excitantes de parfum lui portait aux sens. Il s'insinua dans le lit derrière Lady Sissi, en ayant pris soin d'enlever son caleçon. Elle était allongée en chien de fusil. Cela le fit rire intérieurement.
- Cricri, tu vas tirer un coup avec une femme qui est en chien de fusil.
Comme il était content de ce bon jeu de mot ! Il étouffa deux ou trois gloussements avant de commencer à se frotter à sa belle. Il s'était mis tout contre elle, son sexe appuyé contre les fesses de Lady Sissi qui, sentant cette protubérance masculine, commença à remuer de l'arrière-train. Ces mouvements de hanche, ainsi que les petits râles qui les accompagnaient, excitaient au plus haut point Cricri. Il s'insinua entre les deux globes de la dame pour la pénétrer. Elle s'activa de plus belle, reconnaissante de cette soudaine domination...
- Humm, continue mon cochon, ne put-elle s'empêcher de lancer avec une voix semi endormie.
Il adorait ces mots crus pendant le coït et s'activa avec une frénésie décuplée. Elle remua aussi ses hanches, coulissant sur ce pilon turgescent qui la transperçait.
- vas y plus fort, continua-t-elle!
Il ne fallait pas lui en dire plus, et son piston à coulisse augmenta la cadence. Des petits cris ponctuaient l'accouplement, allant crescendo. La belle ne boudait pas son plaisir et il en tirait une certaine fierté. Des deux orifices, c'est dans le moins lisse qu'il entreprit de s'abandonner. Lady Sissi, apparemment pas contre cette pratique laissa faire, l'aidant juste à la direction. Des cris plus forts vinrent se joindre aux coups de reins. Les deux corps mélangés prenaient un plaisir immense dans cette position. Il sentait bien sa partenaire qui sentait bien ce sexe en train de la fouiller. Dans une explosion de jouissance ultime, le coït s'interrompit. Pendant deux minutes, ils reprirent leur souffle, toujours l'un dans l'autre. Cricri, s'extirpant de son étreinte , se tourna vers la table de chevet afin d'allumer la lampe à pétrole. Il se permit, en se retournant vers sa belle, une fois la lumière allumée, un :
- Alors heureuse ?
Quelle ne fut pas sa surprise de voir en face de lui, non pas Lady Sissi mais Lady Chrys. Cette dernière, affolée par cette surprise cria aussi fort qu'elle put. Lady Sissi, arriva de la chambre d'à coté. Ouvrant la porte à la hâte, elle réprima un grand cri à la vue de son homme dans la chambre de sa sœur.
Lui ne put rien dire d'autre que :
- ma mie, ce n'est pas ce que vous croyez ! penaudement.
Elle lui répondit dégoutée :
- Vous n'êtes qu'une QUEUE, Cricri, vous n'êtes qu'une QUEUE.
Lady Chrys, croyant avoir eu à faire au forgeron du coin, avec qui elle entretenait une relation bestiale à chaque retour dans sa maison d'enfance, s'en alla dans la salle de bains, honteuse d'avoir pu aimer cet accouplement improbable.
Cricri, ne comprenait toujours pas comment il avait pu se tromper à ce point. C'était quand même simple. Il suffisait, en haut de l'escalier, de prendre le grand corridor, puis après la salle de linge, prendre à droite pour aller vers l'aile est de la bâtisse, ensuite après le deuxième couloir de droite, prendre à gauche et enfin, après les toilettes, c'était la quatrième chambre sur la gauche. Comment avait-il bien pu se tromper ? Quel coup du sort venait encore le frapper ? Certes, il avait aimé ce coït rapide et sauvage, mais ce n'était pas avec sa Sissi. Sa Sissi qui ne lui pardonnerait sans doute jamais. Sa Sissi, malheureuse de l'avoir vu aux cotés de sa sœur, qui arborait le sourire radieux de la femme ayant connu les joies du plaisir intense sous les coups de butoir d'un homme dans la force de l'âge, alors qu'elle n'avait jamais connu plus de deux aller-retour de son homme.
Elle s'en était repartie dans ses appartements, pleurant toutes les larmes de son corps, aussi malheureuse qu'un roumain à qui on refuse le lavage du pare-brise de sa voiture à un carrefour...
Lady Chrys fit une toilette à sa toison intime souillée par les liquides séminaux des deux artistes du radada.
Lord Cricri, revint vers sa chambre, espérant une rédemption lors du petit déjeuner. Il s'allongea, ahuri, ne comprenant toujours pas mais, heureux d'avoir les sacoches vides.
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