Chapitre Septième
Vie
Arrivés devant l'austère demeure de la reine mère, notre malheureux couple n'ayant toujours point consommé l'ivraie d'un coït ininterrompu jusqu'à la lie (non je ne parle point le Birkin et ne souhaitait pas dire "le lit", bien qu'en cet instant c'est certainement l'endroit dont rêveraient nos amants) se concerta.
Décidés à ne pas laisser le mauvais sort s'acharner contre eux Lord Cricri et Lady Sissi préférèrent se rendre dans les écuries plutôt que d'investir à nouveau la maison. Avisant un tas de paille, Sissi y courut avec en tête (pour l'instant) l'idée précise de se faire culbuter illico presto sur cette couche dorée.
Cricri, dont l'entrejambe meurtri atténuait le désir, ne se pressait point de rejoindre la belle déjà allongée, alanguie, haletante, à l'hymen si amène. Trainant presque la botte, il regarda Sissi descendre la main vers la touffe d'or, y plonger les doigts avec délectation, puis saisissant le tout jeta une poignée de fétus mordorés au dessus de sa tête. Elle riait, soufflant sur les brins légers retombant sur son visage rosé. Elle était si heureuse, si belle, Sissi, qu'une bouffée de désir vint titiller Cricri jusqu'au bas-ventre.
Il arrivait presque aux côtés de sa belle et pour accélérer le mouvement se jeta avec élan sur le tas (je parle bien entendu de la paille et non de la jolie Sissi). L'atterrissage se fit en douceur, le nez enfoui dans la touffe (de Sissi bien sûr, pas de la paille) d'où montait un suave parfum de désir. La coquine, pour qui les préliminaires n'avaient que trop duré, pris les choses en main (bientôt), ouvrit la braguette lestement (grâce à l'entrainement entrepris sur FB avec le jeu "baisse braguette"), et baissa d'un coup le pantalon de son bel amant. Revolant les levants... non, relevant les volants de sa robe victorienne victorieuse, elle guida son ami vers son jardin plus si secret et l'engagea d'un retentissant "humm ! oui ! vas-y prends moi !" et autres mots doux que je tairais ici, à entrer dans son antre (entre !) humide. Gêné par son pantalon entravant ses mouvements, Cricri rata son coup et enfonça son épée dans l'eau, en d'autres termes, son membre tendu continua sa course éperdue perdu dans les méandres d'une botte de paille. Un fétu plus pointu (turlututu) entreprit de sonder le méat béat de l'infortuné (puisqu'il est sur la paille rappelons le) galant.
"Morbleu ! " jura le pauvre homme (toujours sur la paille) en tentant de se relever. Les jambes encerclées dans son futal peu futé le firent s'effondrer sur sa fine fiancée. Écrasée tant par son homme que par le chagrin de cette belle occasion ratée, Sissi le repoussa violemment afin d'éviter l'étouffement. Il retomba lourdement à ses côtés mais aussitôt se redressa, un rictus déformant ses jolis traits, tenant son postérieur amoché par les dents acérées d'une fourche posée là.
Sissi ne put s'empêcher de rire voyant son amoureux transi troué. Il lui jeta un regard haineux qui figea immédiatement les zygomatiques de la belle en une grimace la faisant ressembler à la poupée Chucky.
Elle voulut s'excuser, mais préféra se taire et aider le jeune homme à se rhabiller. D'un geste impatient, il refusa son aide, craignant que la maladroite (elle est gauchère) ne coince son vit plus mort que vif dans sa braguette.
"- il est préférable que je parte ma mie.
- oh ! mon doux et tendre amant ! ne me laissez pas ainsi !
que deviendrait le roman de Tof et Vie si vous me quittiez ! y avez-vous songé ?
- qu'ils se débrouillent avec leur histoire de m... !
je ne suis que le dindon de la farce dans cette romance grotesque ! Pourquoi ne changerait-on pas les rôles et qu'à votre tour vous ne seriez le clown de cette saga ?
- Mais.. euh....parce que je suis une femme... a-t-on déjà vu une Pierrette Richard dans un film quelconque ? n'avez vous pas remarqué que la maladresse est l'apanage des hommes ? et puis.. il me plait de vous soigner à chacune de vos douloureuses péripéties.
- .......
- Cricri chéri ?
- oui Sissi...
- Restez s'il vous plait. Tenez, allons déjeuner, ma mère a certainement préparé une palette à la diable.
- A la diable ? et vous voudriez que je vienne à la table de ce cornu ? (sourire du facétieux Cricri)
- Ne soyez pas bête mon ami... venez... je m'occuperai de vos trous après manger...
- Soit, Sissi si jolie, et je m'occuperai des vôtres..."
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦
♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦











Commentaires