♥♥♥♥♥

Chapitre Troisième

Tof
d
ernier volet (il fait nuit, il faut les fermer). D'ailleurs, ça me rappelle un dicton : donner c'est donner, repeindre ses volets ! Parlé, c'est mieux mais elle me fait bien rire quand même.

Alors que Lady Sissi s'active sur l'anatomie de Lord Cricri, meurtrie par 4 jours de monte et deux jours de priapisme dû à des fantasmes inavouables, ce dernier, se laissant aller aux caresses sensuelles de la belle, regardait le plafond à la marqueterie soigneusement posée. Il se disait que l'artisan ayant posé ses moulures devait être de l'école italienne car il n'y a que les italiens pour mouler aussi bien... La belle, à la discussion plus que compromise depuis 5 bonnes minutes, s'employait à soulager les affres du désir de notre homme, et à redonner un aspect humain à la braguette devenue bleue par tant de compression sous pantalon étriqué. Le rouge à lèvres une fois disparu, elle décida d'arrêter ses prodigations labiales, attendant que Lord Cricri se décide à regarder de plus près le travail fourni par le barbier pour dames du coin. Après s'être défait de la crinoline en y laissant deux phalanges, il s'attaqua à la horde de jupons en tout genre. Tous les styles de tissu étaient représentés. De quoi faire pâlir de jalousie les vendeurs du Sentier. Après 1 heure 30 d'effeuillage, il arriva à ses fins. Lady Cricri, endormie par ce strip tease laborieux, fut réveillée par une soudaine sensation d'humidité de son hémisphère sud. Le doute la fit tressaillir ! incontinence ? oubli ? Non, elle n'a que 46 ans et elle a encore deux à trois belles années devant elle avant d'avoir à affronter les vicissitudes d'une vessie retorse. Qu'elle ne fut pas sa surprise de voir une tête dépasser de son panty, allant et venant sur son mont de vénus. Ne se souvenant plus de ce qui c'était passé, sa première réaction fut de crier. Mais, après mûre réflexion, elle se souvint d'avoir pris un coup sur la tête, et attendait impatiemment de prendre un coup tout court. Donc sa bouche resta fermée comme une huitre en mal de citron. L'homme qui s'activait maladroitement n'était autre que le chevalier au grand cœur et aux gestes malencontreux. Malgré tout, une douce moiteur envahissait ses entrailles ainsi qu'un début de plaisir qu'elle n'espérait plus. Lord Cricri, la moustache tombante se releva de son emprise, les cervicales endolories par une position indélicate, le regard hagard. Le drap pris autour de son pilon donnait l'impression qu'un cirque pour lilliputien avait monté le chapiteau. Lady Sissi ne put s'empêcher, à la vue pathétique de notre homme pris par le linge de maison, d'éclater de rires. Malgré tout, elle le défit de sa prison textile et s'employa à le diriger vers où elle voulait qu'il vienne. La rosée pubienne aidait largement à la direction vergeale du bonhomme. Alors que la tête chercheuse faisait son office, un petit râle commençait à se faire entendre du coté de la dame. Apparemment, elle n'était pas insensible à ces allées et venues qui transperçaient son corps. Mais alors, que son plaisir allait croissant, un grand cri vint lui percer un tympan. Lord Cricri, paralysé par une crampe demandait à sa belle de la lui tirer. La descente brutale de la belle de son 2ème ciel eut un effet inverse à celui escompté. Elle prit le gabarit de notre enamouré et le tira violemment. L'intensité sonore du cri qui vint ne fut que proportionnelle à la douleur engendrée par ce geste malheureux. En effet, la crampe violente qui avait terrassé lord Cricri et qui mit fin à cet échange de fluide, qui s'avérait pourtant prometteur, venait du mollet alors que lady Sissi s'évertuait à tirer le plus fort et le plus loin possible sur le vit maintenant étranglé et rougi du malheureux.

A la vue de sa méprise, elle lâcha les petites affaires du Monsieur. Mais le mal était fait et la douleur bien présente. Elle s'empressa de lui proposer quelques remèdes adéquats mais le cœur n'y était plus. Elle alla, donc, chercher, un gant de toilette humide qu'elle appliqua délicatement sur la morphologie, devenue moribonde, du Lord. Lady Sissi, des larmes plein les yeux, s'apercevait que sa nuit d'amour s'arrêterait aux prémices sensuelles de quelques caresses doucement posées. Notre homme, les mains posées sur son entrejambe, gémissant comme une jeune première découvrant l'anatomie démesurée d'un jeune éphèbe sénégalais, les yeux rougis par une douleur comprise uniquement par Farinelli et quelques autres castrats de la même époque, s'employait à pardonner à sa dame et entreprit de lui promettre que les séquelles minimes d'un étranglement de cette partie du corps, n'auraient aucune emprise sur ses performances futures. Le sourire de la belle revenu, ils décidèrent de s'endormir, se promettant un réveil radieux. Mais, alors qu'elle se penchait sur lui, pour un baiser sentimental, lui se relevait pour en faire de même. La rencontre des deux fronts eut pour effet un endormissement immédiat.


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Article ajouté le 2009-10-29 , consulté 19 fois

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