♥♥♥♥♥

Chapitre Second

Tof
Il comprenait, évidemment, ce feu qui l'envahissait. Il ne pouvait plus attendre. Il fallait arriver vite ou il y allait avoir un accident. Le coup est parti tout seul, disent les chasseurs voyant leur pauvre chien gisant sur le sol froid d'un hiver rude alors que la bécasse est déjà haut dans le ciel, narguant de son vol majestueux ces imbéciles avinés. Mais je m'égare. Lord Cricri ne voulait pas que le coup parte tout seul alors il mit la surmultipliée. Sa fière monture n'allait devenir, alors, que la victime expiatoire de ce désir trop grand pour un si petit pantalon.. Il galopa à perdre haleine. Enfin, il vit, d'assez loin mais l'œil est perçant (dit-on à Téhéran), la demeure de la belle. Par magie ou juste intuition, elle était là qui l'attendait sur le perron marbré. La silhouette de la jolie personne grossissait au fur et à mesure qu'il avançait (quel poncif !!!). Les aréoles de la dame apparaissaient sous sa robe, trahissant aussi un désir démesuré. Enfin, il prit à toutes jambes (non pattes !!!), l'allée la menant jusqu'à elle. Il intima au cheval un arrêt digne de Clint Eastwood et sauta de la selle, non sans oublier un pied dans un étrier. Son ardeur apparente fut un peu calmée par cette chute belmondesque. Il se releva et fonça droit sur la dame. Après un regard des plus fiévreux, une longue et bestiale embrassade eut lieu devant les domestiques de notre hôte.

Pas le temps de passer par un bain, il fallait assouvir une envie trop longtemps réprimée. Certes, cette odeur de crottin indécrottable pourrait gêner. Mais, où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir, ne dit-on pas ? il fallait passer outre ces considérations olfactives. Elle sauta dans ses bras, comme une mariée avec son mari. Elle fut un peu surprise d'entendre sa tête cogner le chambranle de la porte. Mais la douleur ne serait rien comparé au plaisir qui serait pris. Il lui demanda, gentiment de descendre de ses bras, pour gravir les marches qui les menaient à la chambre, abri de leurs ébats sauvages. Elle s'exécuta, légèrement vexée, puisque depuis deux mois, elle suivait les préceptes d'un docteur spécialisé dans la cuisine allégée. Malgré tout, c'est quatre par quatre qu'ils montèrent les escaliers, main dans la main. Alors, qu'ils rentrèrent dans le lieu où le stupre et la luxure deviendraient quotidien, il s'arrêta net. Pourquoi, tout d'un coup, le doute l'habite ? Il se demanda si il n'était pas parti en laissant le lait sur le feu ! Pourquoi penser à ce genre de choses à cet instant ? Pourquoi pas, oserais-je dire !!!
Les vêtements de nos deux protagonistes s'arrachèrent. Elle, la poitrine opulente, le souffle léger, regardait avec une envie non feinte, son "homme" trop longtemps attendu. Lui, le nombril caché par une turgescence siffredienne, regardait son obscur objet du désir avec délectation et un appétit gargantuesque, voire pantagruélique. Il la plaqua contre le mur, l'embrassant à pleine bouche. Elle essaya de résister à cet assaut sanguin mais, finalement, lâcha prise, trop contente, enfin de sentir un désir masculin. Il la jeta sur le lit. Elle comprit par ce geste et sa retombée sur la carpette après un rebond, qu'il lui faudrait prendre ses responsabilités et les initiatives si elle voulait sortir vivante de ce combat, qui s'annonçait, certes plaisant, mais sans doute dangereux au vu de la personne qui partageait sa couche. Alors qu'elle remontait sur le lit, et le voyant arrivé vers elle, lancé comme un frelon, elle prit peur et esquiva notre homme. Celui-ci finit son chemin sur la table de chevet Louis XVI que madame mère avait offert à sa fille pour ses 42 ans... Avec quelques ecchymoses sur le front, il s'en revint dans le lit, un peu calmé. C'est à ce moment là, qu'elle décida de prendre les choses en main, au sens propre comme au figuré. Notre homme surpris par ce mouvement preste mais néanmoins expert de la dame, ne pipa mot... Elle non plus d'ailleurs mais un peu plus tard...

Aparté

Vie
rires ... (aux larmes !)
ça me rappelle un vieil adage : " femme qui rit..."
et si nous écrivions un roman histo-humorotique à quatre mains Cricri ... quoique deux mains suffiront, moi la gauche (oui je suis gauchère), toi la droite... ma main droite pourra saisir ta main gauche et chacun de nos doigts s'emmêler pendant que de l'autre côté, nos menottes agiles traceront sur le papier les mots dictés par notre esprit vif et alerte, donnant en pâture à des cerveaux lents le souffle divin qui leur manque pour s'envoler dans les hautes sphères de l'intelligence suprême, de l'humour poussé à l'extrême (sans l'onction, faisons leur cette grâce pour l'instant) et de l'érotisme dicté par le désir de nos deux corps beaux et non nos corps d'hier (des (L)andes), nos corps un tien, vaut mieux que deux tu l'auras, nos corps nés liens pour s'attacher enfin, nos corps sages, ton corps nu comme un beau diable, mon corps rond qui ne perd pas le nord, ton corps serre mon corps seulet depuis trop longtemps où ton corps y dort enfin, repu...

Tof
toi, t'es une femme qui parle avec le corps, je présume ! D'ailleurs dans quel corps de métier travailles-tu ? Il serait drôle que tu sois garde chasse et que tu travailles avec ton corps pour rabattre le gibier. Ne serait-ce donc pas ce fameux corps de chasse dont on attend parler le soir au fond des bois ? Et après une journée de travail bien remplie, tu te coucherais et on pourrait alors dire : ton corps i' dort..
Pour les mains, je te confirme qu'avec la gauche, je suis maladroit et je pense, que toi, avec la droite, tu es un peu gauche ! Mais, tant que nos cerveaux travaillent, les mains quelles qu'elles soient suivront le chemin tracé par nos hémisphères phosphorant à l'humour et le trait d'esprit..
En tout cas, je ne peux que m'incliner devant autant de bons mots dans une même phrase. Et puis surtout, un grand merci pour cette lecture et relecture (car il a fallu que je relise pour tout bien appréhender !) divine. L'art de bien jouer avec les mots n'est pas donné à tout le monde et il est agréable de se rassasier de ces petits bijoux que veut bien nous donner la langue française pour quiconque ose s'y aventurer !
Alors MERCI


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦



♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦


Article ajouté le 2009-10-29 , consulté 26 fois

Commentaires



Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " Ad vitam aeternam... "

Imprimer cet article

Retour aux articles