Louis
Stanislas Renoult, Stan pour les intimes, est né à Paris en 1973, dans
un foyer, comme il le dit lui-même, « à la fois bourgeois et folklo ».
Son père, condisciple du chanteur Antoine à l’Ecole Centrale, a
co-écrit avec ce dernier « Les Elucubrations » et autres « Cannelle »,
avant de publier lui aussi un album dans les années soixante-dix. Le
grand-père de Stanislas, ancien colonel, souhaitait pour son petit-fils
une carrière d’ingénieur EDF. Mais le futur ingénieur en question,
scolarisé chez les Jésuites, y développe un goût prononcé pour la
rhétorique, les débats existentiels et… la rébellion. A onze ans,
passionné de solfège et de théorie musicale, le voilà qui fait partie
de la chorale des solistes de l’Opéra de Paris. Sur la scène de
Garnier, il interprète « Macbeth », puis « La Tosca », cette fois aux
côtés de Luciano Pavarotti : le petit pâtre du 3ème acte, avec ses
brebis, c’était lui… Ce qui ne l’empêchera pas de chanter aussi dans un
groupe de rock, intitulé Lacrima.
Etudiant à l’Ecole Normale de Musique, sous la houlette de
Dominique Rouits, ancien assistant de Boulez, il décroche haut la
baguette son diplôme de direction d’orchestre, premier nommé de sa
promotion. Désormais, le fan d’Aha et de Puccini, de Tears For Fears et
de Debussy, a un but : transmettre la beauté, l’émotion que lui procure
la musique, toutes les musiques. Une vocation qu’il perfectionnera
encore en suivant les cours de la célèbre Berklee School of Music de
Boston et de l’Ecole de Sienne. Et qu’il continue de pratiquer au sein
de l’Opéra de Massy et à l’Ecole Normale de Musique de Paris.
Ses premières maquettes de chansons, réalisées grâce à la
complicité de son frère Thibault, n’avaient guère convaincu les maisons
de disques : « trop compliqué, trop aigu… » Mais sa rencontre avec le
chanteur Calogero lui fait découvrir le monde des variétés.
Parallèlement, il fonde Pure Orchestra, un groupe d’electro-dance, avec
Gioacchino, le frère de ce même Calogero. Tous deux enregistrent un
album et se produisent à l’Olympia. Leur single intitulé « U & I »
cartonnera même sur les radios. Le pli est pris…
Aujourd’hui Stanislas publie donc son premier album de chanteur.
Un disque à la densité exceptionnelle, aux arrangements aussi riches
qu’aériens, entre cordes, harpes et cors joués par l’Orchestre de
l’Opéra de Massy ou le Paris Pop Orchestra, autre création de
Stanislas. Avec la participation de Calogero, Philippe Uminsky, Michel
Aymé ou Christophe Deschamps, qui se partagent guitares, basse et
batterie. Au gré des treize chansons, on décèle ici et là quelques
influences avouées et transcendées : U2 et Coldplay dans « La débâcle
des sentiments », mélange de rock et de dentelles ; Pink Floyd dans «
Mémoire morte », construite sur le principe du canon vocal ; Stravinski
dans « Nouveau Big Bang », constat guerrier sur l’état alarmant de
notre planète ; Gainsbourg et Chopin dans « L’absinthe pour l’absent »,
évocation spirituelle du spiritueux favori de Baudelaire ou Verlaine ;
l’écrivain Umberto Ecco dans « Le temps des roses » ; Aerosmith dans «
L’âge bête », écrit d’une traite par un artiste qui affirme ne se
sentir « ni vieux ni jeune ». Vivaldi, enfin, dans « L’Hiver », hommage
presque beatlesien au compositeur des « Quatre Saisons ».
Les textes, signés de jeunes auteurs comme Amaury Salmon, Julie
D’Aimé ou Elodie Hesmes, font un idéal contrepoint aux thèmes évoqués
par la musique : amours perdues (« Les lignes de ma main ») ou
indécises (« Entre deux femmes »), jalousie (« A d’autres ») ou doute
(« L’âge bête »), spleen marin (« La Belle de mai ») ou interlude
convivial (« Ana quand bien même »). Malgré –ou plutôt grâce à- cette avalanche de références et de
sensations, « L’équilibre instable » reflète à merveille l’univers de
Stanislas. Celui d’un artiste touche-à-tout mais singulier, obsédé de
beauté et d’émotion. Un équilibristeen liberté. Un funambule.
Un tour de manège
Autour de nos vies
Nos vies
Qui tournent en rond
Un tour de magie
Pour voir
Si le voyage
Vaut le coup
Un tour de manège
Autour de nous qui
Tournons autour de nous
Un tour de toupie
Pour voir
Si notre amour
Vaut le tour
Voir si notre amour
Vaut le tour
Tourne
Tourne
Tourne
Tourne
Refrain:
Ce beau manège
Ce grand manège
Me met la tête
À l’envers
Me met la tête
À lenvers
Ce beau manège
Ce grand manège
Me met le cœur
En l’air
Me met le cœur
en l’air
La la la la la la
Un tour de manège
Autour de nous qui
Prenons tous les détours
Un tour de tournis
Pour voir
Si le voyage
Vaut le coup
Un tour de manège
Autour de nos vies
Qui montent et qui descendent
Un tour de looping
Pour voir
Si notre amour
Vaut le tour
Voir si notre amour
Vaut le tour
Tourne
Tourne
Tourne
Tourne
Refrain x2:
Ce beau manège
Ce grand manège
Me met la tête
À l’envers
Me met la tête
À l’envers
La la la la la la
Ce beau manège
Ce grand manège
Me met le cœur
En l’air
Me met le cœur
En l’air